La curiosité est un excellent défaut

Bienvenue sur mon blog dédié à l’histoire de l’Art. Vous pourrez y trouver mon avis sur certains films ou artistes coups de coeur, et suivre parallèlement la progression de mes recherches sur l’artiste Georg Baselitz. Pour plus de lisibilité, vous pourrez retrouver les articles triés par thème dans les menus d’archive en haut du blog : morceaux choisis de films et d’expositions, recherches sur Georg  Baselitz, et articles réalisés dans le cadre du cours. Laissez vous porter par les ballons…

A partir de l’oeuvre de Marcel Duchamp,  L. H. O. O. Q   (1919 )

Food Art, Sakir Gökçebag

Voici un projet singulier de l’artiste turc Sakir Gökçebag qui a imaginé une série de créations graphiques autour de la nourriture. Il a notamment utilisé des fruits comme des pommes ou des pastèques pour créer des compositions géométriques. Une façon très originale de réinventer ce qui se trouve dans nos assiettes.

L’Art corporel : Gina Pane, Chris Burden, Michel Journiac

L’art corporel est une forme d’art qui implique l’utilisation du corps humain. On retrouve l’art corporel dans les performances artistiques mais aussi dans le tatouage ou la peinture corporelle. Dans les années 1970, agissant souvent comme un faisceau d’actions artistiques, politiques et parfois subversives, une partie des artistes d’art corporel a repoussé certaines limites de représentation, cherchant à provoquer le décloisonnement des catégories artistiques et le renversement des valeurs bourgeoises. Une partie des artistes de l’art corporel explorent des pratiques parfois violentes ou sadomasochistes. On trouve également l’emploi de l’automutilation poussé à l’extrême chez certains artistes. Au delà de la douleur simple, les artistes ont voulu explorer les pulsions. La sexualité, par les pulsions sexuelles en ce qu’elles mêlent pulsion de vie et pulsion de mort, allant vers l’autre et retenue préservatoire, pudeur et agression, violence et amour, montre un artiste écartelé pleinement humain et créatif. Le combat intérieur laisse indemnes les corps physiques mais rarement le psychisme des spectateurs. L’art corporel est désormais un médium identifié et couramment employé par les plasticiens contemporains, mais également dans d’autres occasions sociales, où son impact symbolique est largement valorisé.

Source : Art corporel

Gina Pane :

Action sentimentale, 1973

Chris Burden :

Shoot, 1971

Transfixed, 1974

Michel Journiac :

Messe pour un corps , 1969

Rituel de transmutation, 1994

Le Land Art : Christo et Jeanne-Claude, Walter de Maria, Nils Udo

Le Land Art s’inscrit dans une tendance artistique contemporaine qui prône l’usage de medias et de matériaux provenant de la nature, tels que le bois, la  terre, les pierres,  le sable, etc. Les oeuvres se situent généralement à l’extérieur, et sont donc exposées aux conditions naturelles pouvant accélérer leur dégradation. Certaines oeuvres ont totalement disparu suite à leur érosion naturelle  et il n’en reste que des photographies. Lorsque les oeuvres se veulent monumentales, et sont exécutées avec des équipements de construction, on les appelle « Earthworks ».
A suivre, quelques artistes du Land Art et leurs principales oeuvres.

Christo et Jeanne-Claude :

Valley Curtain, Californie
1970-1972

Running Fence, Californie
1976

Surrounded Islands, Biscayne Bay, Miami
1980-1983

Emballage du Reichstag, Berlin,
1995

Walter de Maria :

Lightning Field, Arizona,
1970

Mile Long Drawing, désert Mojave,
1968

The Broken Kilometer,  New-York,
1979

Nils Udo :

Souche de Pin, le matin, Auvergne,
2000

Eruption d’été, 2012

Sans titre (Lit de ruisseau, pétales de liserons), 1990

Les nouveaux réalistes : Yves Klein

Yves Klein est un plasticien français niçois né le 28 avril 1928. Malgré une carrière artistique assez courte (1954-1962), il est considéré comme l’un des plus importants protagonistes de l’après-guerre avant-gardiste.

En 1955, Yves Klein propose un monochrome orange pour le Salon des réalités nouvelles. Son tableau est rejeté.  On lui demande de rajouter un signe dans le monochrome pour transformer son tableau en une œuvre abstraite, ce qu’il refuse.  Les monochromes sont à l’origine de l’œuvre d’Yves Klein. Avec ces monochromes, il évite d’introduire dans la peinture un élément qui lui est extérieur, comme l’interprétation philosophique, psychologique ou analytique d’une forme.  En 1957, il expose son travail à la galerie Iris Clert et à la galerie Colette Allendy (Paris). Un carton d’invitation commun aux deux expositions est envoyé, muni d’un timbre bleu et mille et un ballons bleus sont lâchés pour le vernissage. A la galerie Colette Allendy, une salle est laissée vide pour manifester l’origine immatérielle de l’art : cette action préfigure l’ »Exposition du Vide » de l’année suivante. En 1958, Le public est invité au vernissage d’une exposition à la galerie Iris Clert intitulée « La Spécialisation de la sensibilité à l’état matière première en sensibilité picturale stabilisée ». Les vitres de la galerie ont été peintes en bleu et l’intérieur de la pièce laissée entièrement vide. L’éclairage en bleu, de l’obélisque de la Concorde, qui devait accompagner le vernissage est interdit par le préfet de Paris. En 1959, Il vend ses premières « zones de sensibilité picturale immatérielle », au prix de vingt grammes d’or fin ; l’acquéreur reçoit un certificat de propriété conçu et signé par Yves Klein. La poudre d’or est ensuite éparpillée en l’air et l’acquéreur doit détruire son reçu. Cette transaction, qui semble éloignée de toute préoccupation artistique, consiste de sensibiliser l’acquéreur à une sensibilité première : la sensibilité immatérielle du vide. En 1960,Le bleu qu’il utilise pour ses monochromes est breveté par l’artiste sous le nom « International Klein Blue ». En 1961, Yves Klein effectue son premier « Saut dans le vide ». Puis à la Galerie internationale d’art contemporain de Paris, il organise une performance: les Anthropométries.  La Symphonie « monoton » est exécutée devant des invités, alors que trois modèles nues s’enduisent de peinture bleue pour déposer l’empreinte de leur corps sur des papiers blancs. Yves Klein décède le 6 juin 1962.

Sources : Pierre Restany, Yves Klein : « le feu au cœur du vide » (La Différence) Paris, 1990
Catherine Millet, Yves Klein, Art Press (Flammarion) Paris 1983.

Anthropométrie de l’époque bleue (ANT 82), Yves Klein, 1960
Pigment pur et résine synthétique sur papier monté sur toile
155 x 281 cm

Monochrome bleu (IKB 3),  Yves Klein, 1960
Pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois
199 x 153 x 2,5 cm

Ci-gît l’espace (RP 3), Yves Klein, 1960
Eponge peinte, fleurs artificielles, feuilles d’or sur panneau
125 x 100 x 10 cm

Peinture de feu sans titre (F 74), Yves Klein, 1961
Papier brûlé sur bois
139,5 x 102,3

L’Arbre, grande éponge bleue,  Yves Klein, 1962
Pigment pur et résine synthétique sur éponge et plâtre
150 x 90 x 42 cm

Colorful Umbrellas Installation, Patricia Almeida

Voici le genre d’installations que j’adore trouver en ville : un ballet de parapluies multicolores suspendus au dessus de nos têtes. Cette très jolie installation n’est malheureusement pas réalisée à Nantes, mais dans la ville de Águeda au Portugal. Là-bas, une rue a été entièrement décorée avec des parapluies flottant dans les airs. C’est Patricia Almeida qui immortalise en photographie cette nostalgique parenthèse dans le monde de Mary Poppins.